Présentation

Le pays de Sierck

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Le Collège Sainte-Marie de Sierck

 

L'ancien collège de Sierck construit juste à côté du château-fort, ancienne résidence des ducs de Lorraine admirablement située devant le panorama du Stromberg , dominait la vieille ville de Sierck et la vallée de la Moselle.
Ancien couvent édifié par les Pères Récollets en 1633, il était composé d'un cloître au rez-de-chaussée et de salles au premier étage.Sur son flanc avait été construite une église qui deviendra la Chapelle du Collège.

Ancien et nouveau collège au pied du château-fort

L'ancien collège de Sierck construit juste à côté du château-fort, ancienne résidence des ducs de Lorraine admirablement située devant le panorama du Stromberg , dominait la vieille ville de Sierck et la vallée de la Moselle.

Ancien couvent édifié par les Pères Récollets en 1633, il était composé d'un cloître au rez-de-chaussée et de salles au premier étage.Sur son flanc avait été construite une église qui deviendra la Chapelle du Collège

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College soeurs

Le nouveau collège construit dans les années 1930 abritait uniquement des salles de classe et des dortoirs.Il a été transformé en hôpital après 1963 .La municipalité de Sierck vient de décider de le démolir dans les deux ans à venir (voir blog)

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College 3

La Moselle , idylle X

Poème écrit par le poète latin Ausone (Traduction E.F. Corpet, 1843 )

Ode au fleuve

 

Salut, fleuve béni des campagnes, béni des laboureurs ; les Belges te doivent ces remparts honorés du séjour des empereurs ; fleuve riche en coteaux que parfume Bacchus, fleuve tout verdoyant, aux rives gazonneuses : navigable comme l’océan, entraînée sur une douce pente comme une rivière, transparente comme le cristal d’un lac, ton onde en son cours imite le frémissement des ruisseaux, et donne un breuvage préférable aux fraîches eaux des fontaines : tu as seul tous les dons réunis des fontaines, des ruisseaux, des rivières, des lacs, et de la mer même, dont le double flux ouvre deux routes à l’homme. Tu promènes tes flots paisibles sans redouter jamais le murmure des vents ou le choc des écueils cachés. Le sable ne surmonte point tes ondes pour interrompre ta marche rapide, et te forcer de la reprendre ; des terres amoncelées au milieu de ton lit n’arrêtent point ton cours, et tu ne crains pas qu’une île, en partageant tes eaux, ne t’enlève l’honneur mérité du nom de fleuve ! Tu présentes une double voie aux navires, soit qu’en se laissant aller au courant de ton onde, les rames agiles frappent ton sein agité ; soit qu’en remontant tes bords, attaché sans relâche à la remorque, le matelot tire à son cou les câbles des bateaux. Combien de fois, étonné toi-même du retour de tes eaux refoulées, n’as-tu pas pensé que ton cours naturel s’était ralenti ? L’herbe des marécages ne borde pas tes rives, et tes flots paresseux ne déposent point sur tes grèves un limon impur. Le pied qui t’approche ne se mouille jamais avant d’avoir effleuré tes ondes.
 

La Moselle en aval de Sierck (Rudling)

Description physique du fleuve

 

Allez, maintenant ! semez le sol uni des incrustations de la Phrygie, étendez une plaine de marbre sous les lambris de vos portiques ! Moi, je méprise ces magnificences du luxe et de la richesse : j’admire les oeuvres de la nature, et non ces recherches des dissipateurs, ce faste d’une folle indigence qui rit de sa ruine. Ici une arène solide recouvre d’humides rivages, et ne retient point l’empreinte fidèle des pas qui l’ont foulée. L’oeil plonge à travers ta surface polie dans tes profondeurs transparentes, tu n’as rien de caché, ô fleuve. Ainsi que l’air nourricier étale à ciel ouvert, à tous les yeux, ses fluides clartés, quand les vents endormis ne troublent point les regards dans l’espace ; de même, si la vue pénétrante s’enfonce au loin dans les abîmes du fleuve, nous apercevons à découvert ses retraites mystérieuses, quand ses flots roulent paisibles ; et le cours limpide des eaux nous laisse entrevoir les divers objets qu’il éclaire de ses reflets d’azur : ou le sable qui se ride, sillonné par la vague légère ; ou le gazon qui s’incline et tremble sur un fond de verdure. Au-dessous de ces eaux qui l’ont vue naître, l’herbe s’agite battue par le flot qui passe, le caillou brille et se cache, et le gravier nuance la mousse verdoyante. C’est un tableau connu des Bretons de la Calédonie, quand le reflux laisse à nu l’algue verte et le rouge corail, et ces blanches perles écloses des coquillages, les riches délices des mortels, et tous ces bijoux que façonnent les mers à l’imitation de nos parures. Ainsi, sous le paisible courant de la riante Moselle, l’herbe bigarrée découvre les cailloux dont elle est mêlée. Cependant l’oeil tendu se fatigue à voir aller et venir ces essaims de poissons, qui glissent en se jouant. Mais il ne m’est pas permis de décrire tant d’espèces, et leurs obliques circuits, et ces bandes qui se suivent en remontant le fleuve, et les noms et toutes les familles de ces peuplades nombreuses : un dieu me le défend, le dieu qui reçut en partage le second lot de l’empire du monde et la garde du trident des mers.

Moselle à Sierck

La faune piscicole de la Moselle

 

O Naïade qui habites les bords de la Moselle, montre-moi les groupes du troupeau qui porte écaille, et décris-moi ces légions qui nagent dans le sein transparent du fleuve azuré.

Le Meunier écaillé brille parmi les herbes sablonneuses : sa chair très molle est criblée d’arêtes serrées, et il ne peut se conserver plus de six heures pour la table. La Truite a le dos étoilé de gouttes de pourpre ; la Loche n’a pas pour nuire la pointe d’une épine, et l’Ombre légère échappe aux regards par la célérité de sa marche. Et toi, longtemps ballotté dans les gorges de l’oblique Saravus, où bouillonnent les bouches frémissantes de six piles de pierre, quand tu glisses, ô Barbeau, dans de plus nobles ondes, plus libre en ton essor, tu nages au large. Tu as meilleur goût dans le plus mauvais âge, et de tous les êtres qui respirent, tu es le seul dont la vieillesse ne soit pas sans prix. Je ne te passerai pas sous silence, ô Saumon, toi dont la chair a l’éclat de la pourpre : du milieu de l’abîme, les coups vagabonds de ta large queue se répètent à la surface, et ton élan caché se trahit sur l’onde endormie. Ta poitrine est cuirassée d’écailles, ton front est lisse : tu peux faire l’ornement d’un repas ambigu, et tu supportes sans te corrompre les. délais d’une longue attente : ta tête est semée de taches remarquables ; ton large ventre tremble sous le poids d’une panse gonflée de graisse. Et toi, qu’on pêche dans les mers d’Illyrie, dans les flots de Pister aux deux noms, Lotte, toi qu’on devine à l’écume qui surnage, tu passes aussi dans notre océan pour que le large fleuve de la Moselle ne soit point privé d’un hôte aussi célèbre. De quelles couleurs la nature a su te peindre ! Ton dos est marqué de points noirs qu’un cercle jaunâtre entoure. Le long de ta peau lisse s’étend une teinte bleuâtre chargé de graisse jusqu’au milieu du corps, de cette partie jusqu’à l’extrémité de la queue, ta peau est sèche de maigreur. Toi non plus, délices de nos tables, je ne t’oublierai pas, ô Perche, fille des fleuves comparable aux poissons des mers, et qui seule peux le disputer sans peine au Surmulet pourpré ; car ton goût n’est pas sans saveur : les parties de ton corps charnu se composent de segments divisés par des arêtes. Là aussi, ce poisson plaisamment désigné par un prénom latin, l’hôte des étangs, l’ennemi acharné des criardes grenouilles, le Brochet, recherche des trous obscurs dans les herbes et la vase. Sans attraits et sans usage pour nos tables, il va bouillir dans les tavernes enfumées de sa vapeur fétide. Qui ne connaît la verte Tanche, ressource du vulgaire, et l’Ablette, facile proie des hameçons de l’enfant, et l’Alose grillée au foyer pour le régal du peuple ? Et toi, qui participes de deux espèces, qui, sans être ni l’une ni l’autre, es de l’une et de l’autre, toi qui n’es pas encore le Saumon et n’es déjà plus la Truite, tu tiens, Truite saumonée, le milieu entre ces deux poissons, et tu dois avoir, pour être pêchée, la moitié de leur âge. Il faut te chanter aussi parmi ces enfants du fleuve, toi dont la longueur n’excède pas deux mains sans les pouces, Goujon au corps très gras, arrondi, allongé, mais plus trapu quand ton ventre est gonflé d’oeufs ; Goujon, dont les barbes imitent les tentacules effilés du Barbeau. A toi mes louanges à présent, gibier de mer, énorme Silure, au dos empreint des reflets de l’olive actéenne, et que je regarde comme le Dauphin des rivières, à te voir ainsi promener au large ta vaste masse, ne déroulant qu’à peine toute l’étendue de ton grand corps au sein des eaux trop basses et des herbages qui le gênent. Mais quand tu poursuis majestueusement ta marche dans le fleuve, à ta vue les verts rivages, à ta vue la troupe azurée des poissons, à ta vue l’onde limpide s’émerveille. La vague bouillonne, se divise et reflue en courant sur l’une et l’autre rive. Ainsi parfois, dans les gouffres de l’Atlantique, si, poussée par les vents ou par son élan vers la plage, la Baleine refoule les flots qui se déchirent, les vagues surgissent immenses, et les montagnes voisines tremblent de décroître. Mais lui, mais cette douce Baleine de notre Moselle, loin d’être un fléau, est un honneur de plus pour ce grand fleuve.

Moselle en amont  de Sierck

Perche

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