Erlkonig1

Erlkönig

Poésie de Goethe que les élèves du collège Sainte-Marie devaient apprendre par coeur dans les années 1950.

Erlkönig

Wer reitet so spät durch Nacht und Wind ?

Es ist der Vater mit seinem Kind.

Er hat den Knaben wohl in dem Arm,

Er fasst ihn sicher, er hält ihn warm.

 

Mein Sohn, was birgst du so bang dein Gesicht ?

Siehst, Vater, du den Erlkönig nicht ?

Der Erlkönig mit Kron' und Schweif ?

Mein Sohn , es ist ein Nebelstreif.

 

Du liebes Kind, komm, geh mit mir !

Gar schöne Spiele spiel' ich mit dir ;

Manch' bunte Blumen sind an dem Strand ,

Meine Mutter hat manch gülden Gewand.

 

Mein Vater, mein Vater, und hörest du nicht,

Was Erlenkönig mir leise verspricht ?

Sei ruhig , bleibe ruhig , mein Kind ,

In dürren Blättern säuselt der Wind,

 T

Willst, feiner Knabe , du mit mir gehn ?

Meine Töchter sollen dich warten schön ; 

Meine Töchter führen  den nächtlichen Reihn,

Und wiegen und tanzen und singen dich ein .

 

Mein Vater , mein Vater , und siehst du nicht dort

Erlkönigs Töchter am düstern Ort ?

Mein Sohn , Mein Sohn , ich seh' es genau :

Es scheinen die alten Weiden so grau.

 

Ich liebe dich ; mich reizt deine schöne Gestalt,

und bist du nicht willig , so brauch'ich Gewalt !

Mein Vater , mein Vater , jetzt fasst er mich an !

Erlkönig hat mir ein Leids getan !

 

Dem Vater grauset's, er reitet geschwind ,

Er hält in Armen das ächzende Kind ,

Erreicht den Hof mit Müh' und Not ;

In seinen Armen das Kind war tot.

 

 

 


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Traduction de Simone Schlitter

Le roi des Aulnes

 

Qui chevauche si tard dans la nuit et le vent

C'est le père avec son enfant

Dans une étreinte ferme pleine de douceur

Il tient l'enfant bien au chaud sur son coeur

 

Mon fils, pourquoi cacher ce visage angoissé ?

Père, ne vois-tu pas le roi des Aulnes passer ?

Le roi des Aulnes, avec traîne et couronnes ?

Mon fils, c'est n'est que le brouillard d'automne

 

Toi cher enfant, viens, pars avec moi

Je jouerai à de bien jolis jeux avec toi

Sur la rive il y a tant de fleurs colorées

Et ma mère possède tant de robes dorées

 

Mon père, mon père, n'entends-tu pas

Ce que le roi des Aulnes promets tout bas ?

Calme-toi, reste serein, mon enfant

Sous les feuilles mortes souffle le vent

 

Veux-tu joli garçon venir avec moi

Mes filles s'apprêtent à danser pour toi

Elles mènent le bal la nuit...Tu viens !?

Leurs chants lascifs te berceront bien

 

Mon père, mon père, ne vois-tu pas dans l'ombre

Les filles du roi des Aulnes dans les coins sombres !?

Mon fils, mon fils, oui, je le vois bien

Ce ne sont que des saules – ce n'est rien...

 

Je t'aime – ta belle silhouette m'inspire

Et si tu ne veux pas, j'imposerai mon désir

Mon père, mon père, il me prend pour sa proie

La roi des Aulnes me fait mal et me broye !

 

Le père frissonne en pressant son cheval

Il maintient dans ses bras son enfant qui a mal

Il parvient au village après de grands efforts

Et il tient dans ses bras son enfant qui est mort

 

 

Commentaires (2)

SCHLITTER Simone
  • 1. SCHLITTER Simone | 30/12/2016
Je crois bon de répéter ici que j'ai pris quelques libertés, dans cette traduction, y introduisant des termes inexistants dans l'oeuvre initiale, tels qu'entre autre "sur son coeur" - "colorées" au lieu de multicolores, "dorées" au lieu d'or, "souffle" au lieu de murmure...
"Tu viens ?" - "Ce n'est rien" - "lascifs", ceci pour l'essentiel. Je pense que je n'ai pas déroger à l'esprit dont Goethe souhaitait animer ce poème, et ce faisant j'ai en-même temps tenté un compromis satisfaisant entre l'exactitude du sens, le ton de l'auteur, le respect de l'impact musical des rimes et pieds et choix des sons dans un poèmes.
C'est très difficile de traduire un poème dans une autre langue. On ne peut pas TOUT respecter à la fois. Le problème m'était très bien apparu lorsque j'avais lu des traductions de poèmes de l'auteur Lewis Caroll , poèmes qu'il avait placé dans son texte original d'Alice au pays des merveilles;..Lorsqu'un traducteur traduit un poème plusieurs siècles plus tard, il faut aussi qu'il tienne compte de la culture de l'époque le même mot peut très bien ne plus avoir le même sens quelques siècles plus tard...
Simone
Mathilda
Bravo, André, pour ton idée d'avoir placé ces DEUX dessins : c'est symbolique : au 1er dessin l'enfant est encore vivant, et au 2è dessin, tout est fini, la mort a passé par là, et l'on voit ces bras quasi-squelettiques à l'arrière, ils ont fait leur oeuvre, ainsi que les mains spectrales, au début de l'histoire (1er dessin), le suggéraient...

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