Anciens du Collège Sainte-Marie de Sierck

Souvenirs d'élèves

Jean-Louis Boreux

Nostalgie, quand tu nous tiens…

On circule les bras croisés. On ne parle pas dans les rangs, ni encore moins dans la salle d’études. On attend le signal pour parler au réfectoire.

Beaucoup servaient la messe le matin avant le petit-déjeuner.

Bref ce qu’on aurait appelé aujourd’hui une discipline de fer.

D’ailleurs, personnellement quand j’ai quitté le collège Sainte-Marie à Sierck en 1957 pour faire ma philo au lycée Charlemagne à Thionville, j’ai eu l’impression de quitter un monastère pour entrer dans un bordel.

Et pourtant, l’air pur, les récréations dans un château médiéval, la camaraderie sans faille , les professeurs attentionnés, la mixité des cultures (française, allemande, belge  et luxembourgeoise) dans le pays des trois frontières ont toujours fait pencher la balance du côté positif indépendamment des valeurs   enseignées durables.

Cela explique la grande convivialité des anciens qui se retrouvent sur les lieux du crime… avec eux pendant très longtemps, les trois mousquetaires de notre éducation : le Père Schwaller, M. Katgely et M.Bonnefoy respectivement professeur de français et de mathématiques et professeur d’Anglais (et d’humour britannique).

Le lieu de nos ébats éducatifs et culturels n’existe plus mais la mémoire reste… jusqu’à la disparition du dernier de la peuplade mariste.

Texte tiré de l’ouvrage de Jean-Louis BOREUX    - Une peuplade mariste en voie de disparition (Sierck-les-Bains)-

 

SEITER ,VOLLOT, HILT, CHARTON , LEONARD

M I C H E L S E I T E R

Ayant beaucoup voyagé, j'avais perdu tout contact avec les anciens .Et c'est grâce à mon fils via internet que j'ai pu retrouver ce lien . Je suis heuereux de revoir mes collègues ainsi que Guy Bonnefoy et Julien Katgely , mes professeurs d'Anglais et de Mathématiques.
Voilà 50 ans que je ne suis pas revenu mais l'émotion est toujours la même . La vue panoramique avec le château, la Moselle, le Stromberg . tout cela me procure un petit coup au coeur.Même si le collège n'existe plus , l'atmosphère de ce cloître me rappelle bien des souvenirs. Parmi ces derniers, le stress quand on rentrait au début de la semaine mais aussi les récréations dans le château-fort , la chapelle de Marienfloss où nous allions faire du sport, le ruisseau de Montenach, les longues marches des jeudis qui nous menaient à travers la campagne jusqu'au château de Malbrouck en ruines, où nous passions de merveilleux moments.




Jean-Louis Vollot

Parmi les souvenirs:
- un certain nombre de camarades fort sympathiques;
- les récréations dans le château;
- les patinoires dans les cours, où mes chaussures cloutées faisaient des
ravages;
- le premier trimestre où en cours de langue l'allemand était la seule
possibilité, et où nous quatre ou six venus de l'intérieur (Terrat, Moret,
Lacroix, ...) étions complètement largués par nos condisciples qui avaient
eu leur enseignement primaire en allemand, d'autant plus largués que
l'alphabet était gothique;
- le château de Malbrouck, encore en ruines à l'époque;
- les grands jeux sur le Kirschberg;
- la noyade d'un élève dans la Moselle, et la cérémonie qui a suivi;
- et bien d'autres...
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JEAN PANDOLFO (jean.pandolfo@dbmail.com)


Ville = moyeuvre grande
Message = Mon frère Robert et moi-même sommes entrés au collège Sainte Marie dès sa réouverture après guerre le 15 juillet 1945. Le bâtiment était délabré par l'occupation des GI et c'est le Père Vigoureux (merveilleux professeur de mathématiques entre autre) qui assura la remise en état de toute l'institution. Le dortoir se trouvait dans la sous pente, sous les tuiles du toit et nous devions apporter nos propres matelas (placés à même le sol!) draps et oreiller. Pour beaucoup d'entre nous c'était le bon temps mais je pense personnellement que le bon temps que nous regrettons aujourd'hui c'est surtout le temps de notre jeunesse. En effet j'ai toujours été très heureux de quitter le collège tous les dimanches matins après la grand messe et très malheureux d'y retourner pour les vêpres. Je garde toutefois de bons souvenirs de cette époque mais ils sont davantage liés à des personnes plutôt qu'à la vie au collège. Jamais par exemple je n'oublierai mon Professeur d'anglais,Monsieur Bonnefoy, Mister Butterfly pour son noeud papillon, pour lequel je conserve une profonde reconnaissance pour son amabilité et sa grande compétence didactique. Les heures d'anglais c'était tout bonheur Ceci dit une question: pourquoi Robert et moi nous ne figurons pas dans la liste des élèves de 1945? Pour terminer, un grand bonjour à tous les anciens qui me liront..

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je m'appelle HUBERT HILTde METZERVISSE(j'ai vécu 55ans à DISTROFF ou j'ai fait ma carrière de boulanger);je vais vous raconter quelques anecdotes qui se sont passées au collège.

Nous avions comme professeurs de français,d'histoire et géographie un certain monsieur LEMERRE petit par la taille mais grand par le talent qui était toujours accompagné d'un proff de mathématiques(un hollandais dont je ne me souviens du nom)et quand on voyait l'un,c'est que l'autre n'était pas loin;dans le collège ils étaient voisin de chambre.Le père FELTZ était notre proff d'anglais et était le proviseur du collège,il était toujours là le dimanche soir à nous accueillir à l'entrée du collège.nous arrivions là les traits tirés et la peur au ventre -le fait d'avoir quitté nos parents et nos copains de village-et de devoir reprendre les obligations de faire son lit ,de cirer ses chaussures tous les matins,de ranger son armoire,sans compter sur une discipline assez rigoureuse qui nous était imposée.,ce qui par la suite m'a beaucoup aidé en allant au service militaire .quant au père FELTZ il avait une méthode bien à lui pour nous apprendre l'anglais en nous faisant des intérrogations écrites sur des quarts de feuilles d'une rapidité incroyable;avec lui on apprenait.sinon il pétait un cable.

le père LILLIG était notre proff d'allemand (il me semble)

le père KEMPF était notr proff de latin et c'était un mordu de cette langue.

En dernier nous avons eu le père LE BRIS(un breton fan de foot et de RENNES)qui nous entrainait comme des pros;la première fois qu'on était allé au stade de SIERCK et qu'il a enlevé sa soutane pour nous montrer sa tenue de foot ,nous-les élèves-nous étions tous bouche bée; .n'empèche que c'était un sacré joueur de foot.Au collège,les repas se prenaient dans un immense réfectoire ou nous avions tous les mercredis frites, souvent des boulettes de viandes et pate de fruits.

le matin,à tour de role on servait la messe de 6h30

.Je me rappelle aussi qu'un dimanche j'étais "collé" avec mon copain ROGER VOHL et que nous avions fait "la belle"en nous rendant à pied chez les cousins de ROGER à KERLING-LES-SIERCK.on avait réussi à alerter tous les pères du collège ainsi que nos parents;je ne vous dit pas la raclée qu'on a pris.

voila ce dont je rappelle à ce jour;ces 5 années passées au collège m'ont fait le plus grand bien et je ne le regrette pas aujour'hui.si d'autres histoires me reviennent,je vous les raconterai avec plaisir et si d'autres élèves se rappellent de ces moments-là,qu'ils m'en fassent part .merci à tous.
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Bernard Charton
Bonjour ! Merci pour votre dernier mail, et pour la prochaine
invitation.
Hélas, je me déplace assez peu, et puis, je ne connais plus personne !
Tous, ou presque, sont allés voir ailleurs si c'est plus beau, allez
savoir ...
Tous les amis de ma classe approchant les 80 automnes !
Ma classe (1946,1947, 1948) comptait entre autres les noms suivants:
Agnes, Hartmann, Roustan, Schumacher, Leroy, Thibaut, Wilhelm, Jung.
Où sont-ils? Pour ma part, médecin en retraite, je suis encore là,
mais je ne peux vous dire pour combien de temps encore!...
Vous pouvez donc tranquillement me supprimer de la liste
des anciens combattants du grand collège de Sierck, qui n'existe plus,
mais dont j'ai gardé un excellent souvenir. C'était une période
heureuse,
où la morale de la population était encore intacte. Personne ne se
plaignait,
tout le monde travaillait, nous étions heureux tout en ne disposant
que du minimum vital, contrairement aux générations actuelles
qui ont tout, et qui en veulent ancien élève du Père Schwaller encore davantage.
Une société de consommation qui commence à exploser,
c'est inévitable. Amitiés : Bernard Charton, Strasbourg.



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Jean-Pierre L É O N A R D




je viens découvrir ce site...mon époque 1958 et 1959...redoubler ma 6eme car je ne travaillais pas j''étais une tête de mule....mais n''empêche que les souvenirs sont la...M.Le Maire ou Maire notre prof de latin qui un jour nous demanda de nous traduire cette phrase"sum pti domes hic aportavit legato alacrem" nous petits a l''epoque , fallait traduire....et les match au fort avec les echasses..etre scots avec le père Halle...les marques de doigt du père LILLIG sur ma joue à tout jamais marquée(j''avais fait l''imbécile...)le train electrique en haut au fort dans la grde salle.Le père FELTZ on nous disait qu''il etait boxeur...le père KEMPF que j''ai revue un jour dans le train en revenant de Paris...mais c''etait dans les années 1966(car j''ai fais une carrière militaire, et pris ma première retraite a 32 ans.)Sans compter le hand ball il fallait marcher pour aller au stade...Sans compter que tous les Mercredi mon petit secret que personne ne connaissait..;avant que la cloche ne sonnait je voyais mon oncle livrer les oeufs et le fromage a l''internat...(entr.Hartz B.O.F. en gros)de MONDELANGE.Je servais souvent la messe le matin à 6.30.Le meilleur à l''etude c''était FREYERMUTH qui voulait apprendre tous les mots du dictionnaire...Bon que de souvenirs, il y a deux ans je suis allé au Camping de Sierk...je me suis rajeunis un peu... voila tout ce que je peux dire...si j''etais au ski avec le père Hallé et un jour on a fait un tête a queue avec son bus sur e verglas quand il nous amenait vers la gare de Thionville. Amitiés à tous
Jean Pierre LEONARD


 

 

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merci André !

 

de continuer à m’envoyer nouvelles et des photos ….c’est à chaque fois un grand plaisir de pouvoir retourner ainsi dans les années cinquante qui furent celles de mes classes de cinquième, quatrième et troisième. J’ai eu la chance de rencontrer notre ami Bonnefoy à la Fac l’année 1962/1963, après mon retour d’Algérie : nous nous sommes retrouvés …étudiants…ce fut pour moi surprenant de le côtoyer ainsi. Puis nous fûmes co-habitants à Malzéville….Sierck était lointain, mais renaît un peu grâce à toi.

Je renouvelle mon appel à ceux que j’ai côtoyés pendant trois années et je garde un souvenir ému d’avoir eu des amis Sarrois ou Luxembourgeois, sans jamais la moindre allusion déplacée à la différence de nationalité : en quelque sorte, une petite Europe avant l’heure ! quel dommage que maintenant resurgissent les vieux démons du nationalisme !

Bravo pour tout ce que tu fais et longue et heureuse vie à toi !

Claude Collignon

 

Bernard ETTER

Bonjour les anciens,

 

Merci pour l’invitation,

Je ne serai hélas pas disponible le 13 octobre mais je salue toutes les connaissances,

je suis toujours au pays des chtis (à côté de Valenciennes). Pour ceux qui ont connu mon

beau-frère Jean Vautrin dit « Canaque », il vit toujours à Nouméa avec ma soeur et tous deux

vous saluent.

Félicitations aux organisateurs qui entretiennent la flamme de l’amitié mariste, un grand merci à vous tous.

Bonnes retrouvailles, recevez mes amitiés !

 

Bernard

Claude COLLIGNON

Merci à toi ! bravo pour ton dévouement !

Je suis très heureux d’avoir reçu ces nouvelles et la photo

 

Y a- t-il des anciens Sarrois qui donnent de leurs nouvelles , via l’amicale des Anciens du collège ?

Je pense à Eclé, par exemple, à la fois excellent au foot, avant- centre je crois me rappeler, et aussi en crosscountry. Le goal était Bord ( papa colonel en Allemagne en ces années- là )  Si quelqu’un a une petite piste…. ? pour essayer de les retrouver….

Grâce à vous , j’ai pu m’entretenir au téléphone avec Geoffroy de Beaucorps, à Mulhouse maintenant.

Merci aussi de communiquer les adresses e-mails , lorsqu’elles sont fournies

Des nouvelles du père Guenser, qui s’occupait des grands début des années 50…en avez-vous ?

J’ai connu aussi deux frères Payonne, originaires de Saint Jean, en Meuse….avez-vous leurs coordonnées ? ( ils devaient être membres actifs chez les scouts, avec le père Noblet…que j’admirais beaucoup.)

Amicalement, Claude Collignon, 1950 à 1953, de la 5ème à la 3èm   claudecollignon@hotmail.com

mail de Frédy Goldner

 

 r


 Salut André.

   


 

J'ai représenté hier l'amicale aux funérailles de Jean-Pierre Gehlfuss, décédé le 4 mars 2019. Très belle et émouvante messe.

 

Amicalement.

 

Frédy.

Commentaire de midabeau@sfr.fr à propos du Père Vigoureux

Je voudrais apporter ma contribution à l'hommage rendu au Père Vigoureux . vous parlez de ses ennuis au sortir de la guerre ...j'étais parmi ces enfants accueillis en 1945 , mon papa étant prisonnier politique .Le père Maury et le père Vigoureux nous ont ouvert leurs portes , nous logions sur place ...et leur coeur ! Maman faisait du secrétariat , un peu l'infirmière aussi , et consolatrice toujours ! Nous étions 3 enfants et une grand-mère aveugle . mon frère était pensionnaire à St vincent , et moi au couvent des soeurs de St joseph de Cluny . , ma petite soeur était encore un bébé de 2 ans . Je sais que le père Vigoureux a fait de la prison à cause de nous !!!
mais nous ne l'avons jamais oublié , et je dois dire mon émotion en songeant qu'il avait reçu nos engagements de mariage en 1960 ! Je peux dire avec fierté aussi que je crois avoir été la seule petite fille élevée ...dans un collège de garçons ! Merci à tous ces prêtres qui n'ont pas hésité à accueillir des enfants juifs ou recherchés , car nous l'étions ! Excusez ce long bavardage! Amicalement à vous